12/06/2008

Tu me manques....

Dans quelques heures, dans quelques instants, un petit bébé va venir au monde.

Cet enfant, ma chère soeur,  tu espérais avoir le temps de le connaître, tu te battais pour grapiller des souffles de vie afin d'être encore avec nous pour cet instant magique qu'est la naissance de son premier petit enfant.

Aujourd'hui Marion a 33 ans et  dans une clinique de New York elle va donné le jour à Atlas.

Je te souhaite le plus merveilleux des anniversaires.

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Moment de complicité avec Manuel son Grand Père.

Chez moi elle fleurit !

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11/06/2008

Qui connait son nom ?

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08/05/2008

Il y a un an....

Le 10 mars 2007, Daniel partait sur les chemins de Compostelle.

Pour occuper mes soirées en l'attendant j'entrepris un patchwork ! Mon premier, y en aura t il d'autres ? Pourquoi pas.

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Ce fut un peu laborieux, le plus difficile fut de quilter l'ouvrage, mais une experte en la matière vint à mon secour, merci Véro.
Voici un an après le résultat
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29/04/2008

Elle nous a quitté.........

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Hier au petit matin elle est partie......

 

08/03/2008

En attendant que l'envie revienne...

Voici les chutes d'Iguazu, entre Brésil et Argentin, enfin pas de bâtiment qui défigure la beauté du site.
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Nous n'étions pas seuls !

24/02/2008

En avant la musique !

J'ai toujours rêver de voir un carnaval comme celui de Rio. Ce rêve est devenu réalité lorsque nous sommes allés à Gualeguaychu ville située à 260 km de Buenos  Aires.

C'était un défferlement de musique, de plumes, de belles filles, de chars immenses où les couleurs se mêlaient.

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Le spectacle a commencé à 23 h pour se terminer à 3 heures du matin.
Il arrive un moment où tout se brouille dans la tête, où on ne sait plus à qui va notre préférence, cette profusion de rythme, de couleurs finit par griser.  Ce n'est pas moins de 15 chars précédés par une multitude de danseurs et danseuses tous plus beaux les uns que les autres qui nous séduirent.
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Florencia n'en croyait pas ses yeux !
Ce soir là, en parallèle avec la soirée Carnaval, venant de toute la région des cars pleins de manifestants prirent possession de la route et du pont qui relient la ville à l'Uruguay.
La route est coupée 12 kms avant le pont qui enjambe la rivière l'Uruguay, la police encadre les piquets de résistance faits d'écologistes et d'habitants de la région.
Le problème la construction sur les rives du fleuve d'une usine "botnia" de cellulose. La ville de Gualeguaychu avait refusé l'installation de ce qu'ils considéraient un grave danger de polution pour le fleuve et pour le tourisme.
Après des années de procédure l'usine est allée s'installer de l'autre côté en Uruguay et à présent elle fonctionne.
La Cour Internationale a été saisie, combien de temps encore le pont va t il être interdit de circulation, alors que le transit était important entre les deux pays.
C'est le pot de terre contre le pot de fer.

23/02/2008

Où donc sont passé les médecins argentins ?

Telle est la question que l'on est en droit de se poser en lisant l'article de Courrier International concernant les 17.000 argentins qui vont se faire opérer des yeux en Bolivie, par des médecins cubains !

Les médecins argentins officient dans les hôpitaux espagnols, nous nous avons les internes du Moyen Orient, en Espagne ils ont les docteurs sud-américains.

Mais ce n'est pas tout, après avoir retrouvé la vue, ceux qui ne savent pas lire bénéficient d'un campagne d'alphabétisation. Les  gouvernements cubain et vénézuelien  prennent en charge l'ensemble des frais (voyage, opération, séjour et enseignement).

Les filles de mes cousines sont institutrice dans le public, bonne occasion pour en savoir un peu plus.

 Les cours dans le primaire ont lieu soit le matin soit l'après midi, 4 heures d'enseignement par jour pour ceux qui ne peuvent offrir à leurs gosses des écoles privées. Et pour les femmes qui travaillent, je ne vous dis pas le casse tête, la famille joue un rôle très important.

 Bien souvent ces gamins se retrouvent dans la rue.

Dans les écoles privées, pas forcément religieuses, les enfants ont classe le matin et l'après midi ils apprennent l'anglais. Ces établissements étant très chers, l'égalité devant le savoir est inexistante.

Les écoliers ont tous un uniforme sur lequel ils mettent une blouse. C'est le seul point d'égalité entre public et privé.

 

20/02/2008

Argentine, Argentine !

Nous avions été averti avant de quitter l’Europe : Vous allez avoir l’impression de faire un bon en arrière de 30 ans !

Nous avons été accueillis chaleureusement par Loli et Juan, ils étaient à l’aéroport impatients de nous retrouver, 15 ans se sont écoulés depuis leur visite de février 1993.

Je vais commencer par tout ce qui m'a révoltée, choquée, peinée, je pourrai ainsi terminer mes récits par la beauté et le rêve.

La première chose qui a attiré notre attention à la sortie de l’aéroport a été l’anarchie des automobilistes. Et que je te double par la droite, et que je te double en franchissant la double ligne continue ! Daniel a failli y laisser sa vie (de terreur).

Il m’est difficile de vous dire mes sentiments en découvrant l’Argentine. J’ai le cœur serré de voir des gamins, ils sont 8460 de moins de 16 ans (sources officielles), fouiller les poubelles pour récupérer les cartons, le plastic et les canettes métalliques, les amassés sur une carriole tirée par un âne ou une mule. C'est la misère dans toute son horreur.

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La capitale est cernée par d’immenses bidons ville, les routes et autoroutes sont dans un état lamentable.

Nous demeurions, chez mes cousins, dans la proche banlieu de Buenos Aires, 36 km,  sur le bas côté de l'autoraute des voitures de police stationnaient toujours au même endroit,  pas pour régler ou sanctionner les automobilistes, non, mais pour protéger ceux-ci des jets de pierres et d'objets en tout genre que les bandes de gamins balançaient sur les voitures pour les faire stopper et dépouiller les conducteurs.

Je n'ai jamais vu un policier verbaliser une moto sur laquelle 4 personnes se baladaient sans casque. Et c'est la coutume. "Ce n'est pas la peine de verbaliser, ils sont trop pauvres pour payer". C'est comme pour les voitures des guimbardes des années 60 circulent et ornent les routes et les rues.

Pourtant les derniers modèles de 4 X 4 sont légion.  

Ce qui m'a le plus estomaqué c 'est dans la petite ville de Quilmes, capitale de la bière, en plein centre ville, de pénétrer dans une pharmacie et de me retrouver dans une pièce où le comptoir est surmonté d'une grille métallique qui protège le pharmacien d'éventuels braquages.

J'ai ressenti chez mes parents un perpétuel sentiments de peur et d'insécurité, leur quartier n'est pas la zone loin s'en faut, ils ont un petit atelier de fabrication de matériel pour la dialise, ils ne sont pas riches, simplement aisé. A 4 reprises ils se sont trouvés braqués avec un pistolet sur la tempe pour être soulagé du contenu du portefeuille, montre et voiture.

Lorsque nous sortions le soir, 20 mn avant d'arriver chez eux ils avertissaient une agence de sécurité qui dépêchait un véhicule devant leur porte afin d'être protégé en cas de soucis ( et ils font toujours ainsi ).

De vous dire tout cela me donne le cafard, je ne vous parle pas du chemin de fer, c'est triste à pleurer.

1993 = 35.000 km de lignes - 95.000 employés

2008 = entre 6 et 7.000 km autour de la capitale = 16.000 travailleurs

Vive la dénationalisation ! Vous allez me dire "Ils nous ont acheté le TGV !" Les ouvriers n'en veulent pas, ils souhaitent voyager honorablement dans des trains corrects."

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Je m'abstiendrai de vous parler du réseau électrique Daniel s'en charge, il est revenu malade par ce qu'il a vu et à la pensée qu'un gamin un jour ou l'autre restera collé à un fil qui pend.

Je vais vous mettre quelques jolies photos de fleurs pour clôturer mon délire de ce jour, promis le prochain article sera souriant.

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 Fleurs du "palo borracho" bâton ivre, il faut dire que le tronc de ces grands arbres est particulier.

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elles peuvent être de différentes couleurs.

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fleur d'un grand arbre dont j'ai oublié le nom, mais n'ai pas oublié d'emporter des graines ! 

14/02/2008

Pourquoi l'Argentine ?

Notre voyage en Argentine, n’est pas un voyage touristique, même si nous avons eu le privilège de découvrir des sites inoubliables.

J’ai réalisé un rêve de petite fille.

L’histoire commence en 1950, lorsque au petit matin le frère de mon père embraqua, avec sa femme et sa jeune fille à Barcelone, sur un cargo en destination de l’Argentine.

Nous devions les rejoindre l’année suivante.

A leur arrivée là-bas, « el  dorado »promis par le frère de la tante se transforma en cauchemar. Les lettres nous suppliant de rester en Europe arrivèrent très vite.

Le destin voulu que nous prenions le train pour la France en 1954.

Entre les deux frères s’installa alors une importante correspondance, j’ai toujours entendu mes parents parler de l’oncle, la tante et les cousines d’Argentine.

En 1988 mes parents sont allés les voir, ce serait la dernière fois que les deux frères vivraient des jours ensemble.

En 1993 Lolita ma cousine, naît en 1951 à Buenos Aires, vint chez nous avec son mari, nous nous sommes promis de nous revoir. Il me restait à faire la connaissance de ma cousine aînée Mercédes, de ma tante et des petites cousines et cousins argentins. L’oncle nous a quitté en 2000.

J’ai voulu connaître la vie à leur arrivée dans cet immense pays et les yeux remplis de larmes, la voix pleine de tristesse et de souffrance, elles nous ont raconté l’histoire de leur famille.

« A notre arrivée, notre père avait une lettre de recommandation de la Pirelli, usine où il travaillait  avant son départ d’Espagne.

Pour pouvoir travailler dans cette usine il lui fallut passer une visite médicale et sa vue étant désastreuse, il se retrouva sans aucun travail, avec une femme enceinte une gamine de deux ans, sans un sous en poche.

Après des petits boulots sans grande rémunération, il finit par avoir un emploi dans une aciérie. Nous habitions à 60 km de l’usine et tous les jours à 3 heures du matin, il se levait pour prendre le train qui le menait à B.A. d’où un bus le conduisait sur son lieu de travail.

L’usine retrouvant dans un lieu inondable lorsque les ateliers étaient sous l’eau, il retroussait le pantalon et travaillait la journée les pieds dans l’eau.

A son retour à la maison il cultivait le lopin de terre qui nous faisait manger.

Notre mère nous ne l’avons jamais vu rire, elle cousait, tout à la main car nous n’avions pas l’argent pour acheter une machine à coudre, en pleurant, Toute notre vie nous l'avons vu pleurer.

La certitude de ne plus jamais voir ses parents,  sa famille et son pays, la plongea dans une profonde dépression.

Aujourd'hui encore elle est sous traitement

Aucun ouvrier, aujourd’hui encore n’a assez d’argent pour se payer un voyage en Europe.

Nous avons grandi, nous avons notre vie, nos enfants petits enfants et à présent nous sommes argentin. »

«Mais pourquoi n’avez pas demandé de l’aide à la famille pour revenir ? »

«Les temps étaient durs partout en Espagne et pour vous en France, et il fallait rembourser les voyages aller et vivre avec un tout petit salaire.

A force d’économies et de sacrifices, mon père a acheter un terrain dans la lointaine banlieue et il s’est bâti la maison dans laquelle Mercédes et la tante vivent. »

Nous sommes bouleversés à la pensée de ce qu’ont du vivre l’Oncle et la Tante.

Jamais je n’aurai imaginé une vie aussi dure, aussi désespérante, sans espoir de retour, seuls, sans famille, juste des voisins.

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L'oncle Paul, Mercédes la mariée et fille ainée Pancho le marié, la Tante Thérèse et Lolita la fille cadette.

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Assises Lolita et la tante, derriere Mercédès et moi.