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  • MESSAGE DE LA PART DE CHRISTIAN

    DANIEL

    CE SOIR CHRISTIAN A AVERTI SON EPOUSE QU'IL SERA :

    DEMAIN JEUDI 28 A IZCO

    VENDREDI 29 A TIEBAS

    SAMEDI 30 A PUNTA LA REINA

    IL N'EST PAS PASSE PAR ARRES !!!!!!

    BONNE ROUTE A TOI.

    IL A TON NUMERO DE PORTABLE S'IL TE PLAIT BRANCHE LE EN PERMANENCE.

  • Message bien arrivé

    Cher Daniel,

    J' AI BIEN RECU TON MESSAGE, TOUT EST OK.
    CHRISTIANE A BEAUCOUP RIT SUR L'ANECDOTE DU CURE DEFROQUE.
    SI CHRISTIAN LUI TELEPHONE ELLE TRANSMETTRA LE MESSAGE.
    PROFITES DE LES ATTENDRE POUR FAIRE UN PEU DE TOURISME ET SURTOUT POUR TE REPOSER.

    JE T'EMBRASSE

  • Liste incomplète......

    Je vous ai dit que Ramona avait deux sœurs, en fait elle avait une 3ème sœur.
    Cette sœur là, c’était son cœur qui l’avait choisi.
    C’était sa confidente, sa complice, son amie, elles étaient liées par les épreuves et les soucis, elles s’épaulaient l’une l’autre.
    « Rufina» était arrivée, fraîchement mariée avec « Herminio », une année avant nous en France.
    Ils furent des premiers à se lier d’amitié avec Ramona et Manuel.
    Un an avant la naissance de ma petite sœur Patricia, vint au monde une petite Carmen, qui restera fille unique.
    Au fil des ans cette amitié entre les deux femmes se transforma en un amour fraternel.
    Lorsqu’en 1982, Manuel et Ramona, attirés par l’appel de leurs racines décidèrent de repartir pour l’Espagne, ils se promirent de ne jamais s’oublier.
    Lors des visites de Manuel et Ramona en Avignon, elles se retrouvaient pendant une heure ou deux, dans un petit bistrot de la place Pie pour, à l’abri de toutes oreilles indiscrètes, se raconter leur vie, se plaindre du sort qui était le leur (mille autres auraient voulu de leur sort),
    des enfants si loin, du coût de la vie, enfin des mille petites choses de la vie.
    Heminio, voici une dizaine d’années quitta son quartier St Jean définitivement.
    Rufina rongée par la maladie, et pour ne plus être une charge pour Carmen, sa fille adorée, a baissé les bras, arrêté de se battre et par une froide matinée de Février 2005 est allée rejoindre Herminio.

    Ramona et Manuel venaient de perdre une Sœur.





    Le jour de ma communion Herminio avec dans ses bras la petite Carmen, Rufina et à ses côté mon oncle Jean.

  • A mes enfants et à mes neuves et nièces

    Marion, Fanny, et tous les autres,
    Vous ne connaissiez pas l’histoire de vos grands parents, je vais essayer de vous en dire un peu plus. Du moins ce que j’en sais.
    Je vais commencer par la famille de votre grand mère Ramona, ma mère.

    Notre grand mère maternelle, Maria, était une sacrée femme.


    C’était l’ administratrice avec la main de fer à la "Finca". Entre ses périodes de couches, elle vendait les légumes de la ferme sur les marchés autour de Tarrega.
    Regarde les photos, jamais un sourire, un peu comme Ramona d’ailleurs. L’appareil photo n’était pas cassé, rien à voir ; car lorsque nous l’avons côtoyée, je n’ai aucun souvenirs où j’aurai pu l’entendre rire, donner un baiser ou un signe de tendresse.
    Je pense qu’elle tenait ce handicap depuis fort longtemps.
    Son mari aux cheveux blancs etaux yeux bleus, travaillait la terre comme la majorité des gens en ces temps, n’aimait pas trop partager son savoir de la taille ou des labours, même au prix fort
    Une sacret tête de mule qu’il avait héritée de sa mère.
    En ces années là, c’était bien d’avoir des bras de garçons pour la ferme, l’arrivée d’une fille, était moins appréciée. On les employait aux tâches ménagères, à la basse-cour, à la terre aussi. En les plaçant très tôt comme servantes dans des familles bourgeoises, ça pouvait rapporter un peu, mais, surtout alléger les charges de la famille.

    Ramona, a eu deux sœurs et cinq frères. Une troisième fille est décédée à deux ans. (c’était l’aînée).

    Joseph:
    Le fils aîné, sa tête mise à prix, recherché par les milices, quitta tôt l’Espagne pour fuir le régime Franquiste.
    Installé dans le sud de la France comme maçon.
    Il était en ménage avec Augusta, qui avait deux filles d’ un premier mari:
    Aimée, la boulangère et
    Andrée, ta tante, épouse de Carlos.
    C’ est l’ oncle Joseph qui nous accueillit chez lui à notre arrivée en Avignon.

    Alba:
    Ma marraine, aînée des filles, a eu le privilège d’élever ses frères et sœurs .
    Donc, pas d’école, pas de distractions et si les plus jeunes faisaient des bêtises, c’est elle qui recevait les coups.
    On la maria jeune à un veuf, bien plus vieux qu’elle et heureusement un "brave homme". Il est tombé d’une échelle et en est mort.
    Il avait un fils. Avec la tante Alba, ils en eurent un second :
    Pierre, de San Feliu.
    Après de nombreuses fausses couches, une fille arriva:
    Maria-Alba, de Montserrat.
    J’ai connu ma tante constamment malade (plus que Ramona encore), sa fille a pris le relais très tôt et continue à galèrer contre toutes sortes de maladies.

    Pierre,
    Lui est allé un peu plus à l’école. A 15 ans employé à la banque où il gravit les échelons durant 45 ans.
    Avec son épouse, Antonieta, il eurent deux filles: Maria- Theresa et Maria, tout court.

    Ramona,
    Quelques années à l ‘école primaire chez les sœurs. A 12 ans bonne pour le service comme nounou dans une famille "riche".
    De retour d’exode dans le Gers, elle retrouve ses anciens patrons M. JAUME ( secrétaire général de la mairie), qui étaient installés à Villanova i la Geltru.
    Elle rencontre Manuel, se marient le 28 Septembre 1946.
    Nous fêterons leur 60 ans de mariage l’année prochaine.
    Ils auront 4 enfants :
    Maria del Alba , moi même.
    Joséphine, ta mère.
    Georges.
    Patricia, ta tante de Celrà.

    Paquita,

    Elle convole avec Joseph, un "chauffeur" de camionnette, le même jour que Ramona et Manuel.
    Ils quittent leur village et s’installent à Barcelone, au dessus de l’usine de pâte "El Gallo".
    Deux filles naissent : Maria-Carmen et Margueritte.
    Vingt ans plus tard, alors que la fourgonnette zigzague en tous sens dans Barcelone, arrive un miracle sous forme de garçon : Joseph, le chouchou.
    Le père Joseph est décédé jeune emporté par la pollution des gaz d’échappement et de liquides distillés dit cognac ou brandy.

    Jean,
    Venu en France lui aussi, pays de l’eldorado. Les Italiens étaient déjà bien en place et tenaient la direction des grandes entreprises.
    « Dit l’artiste, perfectionniste », trop pour un artisan carreleur des années 50/60. Pour faire du blé à l’époque, fallait pas faire dans la dentelle, on demandait des KILOMETRES au carré …
    Marié à la fille de commerçants de Tarrega, Alba, ( la plupart des fille de Tarrega se prénomment « Alba ») à l’éducation stricte des religieuses : couture, broderie, cuisine traditionnelle, astiquages divers.
    Naquirent un fils :
    Joseph , l’architecte.
    Alba dite la "petite Alba’" qui préfère "la cousinette’", Artiste peintre pastelliste, aquarelliste, à l’huile à la truelle. De temps à autres relations publique en pharmacie.

    Francisco,
    Un amoureux d’élevage et de culture en dehors de son job d’entrepreneur de transport en matériaux pour les chantiers de Tarrega et des environs.
    Son épouse Maria lui donne deux fils:
    Pierre.
    Jordi.
    Maria est décédée de la tête. Francisco est à la maison de retraite chez les sœurs.

    Carlos,
    Le chouchou.
    Au sein de sa mère jusqu’à l’âge de quatre ans. Sa passion les chèvres et les agneaux.
    Il rejoint son frère Joseph en France, il devient carreleur et éleveur en deuxième occupation.
    Marié avec Andrée, la fille de sa belle sœur Augusta. Leurs enfants :
    Marie-Ange.
    Pierre.
    Pascale.


    De cette famille, il reste aujourd’hui : Ramona, pas trop fraîche.
    Paquita, sourde et les rotules à refaire.
    Alba de Jean, qui semble en bonne santé après de petits problème de calculs hépatiques.
    Francisco, sauvé de l’épuisement par les soins des sœurs.
    Manuel, qui s’endormait lentement 24h/24h dans un fauteuil au 3eme étage, ressuscite depuis son arrivée en maison de retraite construite de plan pied au milieu des plantations en campagne Catalane.

    A suivre....