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  • Nostalgie d'un beau pays....

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  • Epanouies !

    C'était hier !

     

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    Voilà aujourd'hui.....

     

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    Pour demain..... un voile d'hivernage pour les préserver des rigueurs annoncées !

  • Journée de dépistage !

    Hépatite C

    Je vais vous raconter mon vécu concernant cette fichu maladie.

    En 1994, Daniel, mon époux  prenait sa retraite, pour célébrer cet événement nous avons décidé de faire un beau voyage au printemps suivant.

    Notre choix se porta sur une contrée lointaine, la Thaïlande, afin de préparer ce voyage au mieux, et, sachant qu’il fallait un traitement anti-palu dès le mois de janvier nous avons procédé aux visites médicales.

    « -vous allez ou ?

    - en Thaïlande.

    - vous devez vous faire vacciner contre l'hépatite B.

    - J’ai eu une hépatite 1976 et je ne souhaite aucun vaccin.

    - Alors nous allons voir le type que vous avez eu à l’époque. Prescription une prise de sang, nous aviserons après le résultat. »

    Je vais tranquillement à l’examen, ayant le temps je ne me soucis  pas du résultat.

    Fin février il est temps de revoir le médecin pour la prescription du traitement et je vais chercher l’analyse au labo.

    Je suis reçu par la responsable qui m'indique que je suis totalement irresponsable de ne pas m’inquiéter des résultats, j’ai une hépatite C et c’est très grave, poliment je lui dis que si c’était si grave elle aurait du en informer mon médecin traitant.

    Je ne suis plus jamais retournée dans ce labo.

    « Vous avez été transfusée ??? NON

    Alors, vous avez peut-être touché en cachette à de la …..

    - Quoi vous me demandez si un jour je me suis droguée ? Attendez docteur, c’est bien ce que vous sous entendez ?

    - Non je vous connais assez, mais c’est tellement inexpliqué, l’hépatite C c’est par le sang que la contamination se fait.

    - docteur, donnez moi pour l’instant le traitement anti-palu que nous puissions partir et à notre retour nous verrons.

    - c’est que justement c’est déconseillé pour le foie.

    - nous partons avec traitement ou sans traitement mais nous partons, JE VAIS TRES BIEN par rapport à certaines périodes où je n’arrive pas à avancer. »

    En avril nous sommes parti comme prévu et notre voyage fut merveilleux !

    A notre retour j’avais promis de me faire suivre et c’est ce que j’ai fait.

    C’est en 2000 que les choses se sont « gâtées » j’allais d’une otite à une autre, j’étais toujours fatiguée.

    Une première biopsie m’apprit que pour l’instant le traitement n’était pas indispensable.

    Début 2001, après le ratage de la biopsie effectuée à Avignon, direction Montpellier pour passer à des choses plus sérieuses.

    Diagnostic : il faut traiter - interféron et ribavirine -

    Le professeur d’entrée me mit au parfum : traitement extrêmes lourd et à cette date là seulement 40 % de réussite.

    « Je ferai partie de ces 40 % là ! » Il eu un petit sourire narquois.

    Le 1 er juillet 2001 commença la traversée du désert.

    L’injection était faite le lundi et tous les jours j’avalais les petites capsules qui complétaient le traitement, dès le mardi soir un état fébrile m’envahissait. Le premier mois ne fut pas très pénible.

    Dès le 2ème mois les choses se compliquèrent, je n’avais plus faim, et je dormais du matin au soir et de soir au matin.

    Si pour certaines personnes c’est l’insomnie, pour moi c’était tout le contraire.

    De jour en jour je perdais des forces, et, il paraît que mon caractère devenait épouvantable ! Il n’est pas facile en temps ordinaire, mais alors là !!!!

    Mes cheveux tombaient, mes sourcils étaient hirsutes, et je commençais à nager dans mes vêtements.

    Je devais guérir, pas question de baisser les bras.

    Début septembre le professeur que je voyais une fois par mois se mit en tête de me mettre sous antidépresseur.

    Il s’abattit sur moi une chape de plomb, je devins l’ombre de moi même, parler me devenait impossible, le moindre geste était terrible, et Daniel pour me stimuler me disait qu’il ne fallait pas que je m’écoute ! Tu parles comme si je m’écoutais, ces maudites pilules m’empoisonnaient.

    Pour me changer les idées il m’amena au pays basque, à St Jacques de Compostelle, je garde un vague souvenir de ce séjour, mon seul souci étant d’avoir une chambre avec frigo pour y déposer mes piqûres.

    Lors de la visite du mois de novembre, en voyant l’état de mes cuisses, deux énormes hématomes, branle-bas de combat , me voilà du service dermato au service hémato, photos (pour les élèves toubibs), conclusion : allergie aux antidépresseurs !

    L’arrêt fut fait du jour au lendemain, et une semaine après une fureur, une envie de tout casser m’envahit, un volcan rugissait en moi.

    Petit à petit le calme s’installa, la fatigue perdura jusqu’à la fin du traitement c’est à dire Août 2002 : 13 longs mois.

    Le virus a disparu.

    Je suis « GUERIE » !

    Je n’ai pas beaucoup profité des mes petits enfants pendant cette période, le seul fait de parler m’était pénible, je garde le souvenir d’une immense fatigue.

    Il a fallu beaucoup de patience à mon entourage et je leur dis merci.

    Mais pardessus tout je veux transmettre par ces lignes un message d’espoir pour tous ceux qui sont touchés par ce mal (beaucoup hélas l’ignore) aujourd’hui on guérit de l’hépatite C, il faut supporter le traitement, mais il faut surtout mettre une grande dose de volonté, de patience et d'optimisme.

  • Profitons en !

    Vais-je fleurir ?
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    L'hiver nous laissera-t-il le temps de nous épanouir comme l'ami laurier thym ?

     

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  • Où est passé l'hiver ?

    C'était il y a un an !
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  • Villa Thérèse

    Me voici de retour dans mon lit, bizarre mon pied ne me fait pas mal, mieux l’horrible douleur du garrot au mollet a disparu.

    Deux petits coups à la porte de la chambre une petite « mamé » rentre  en s’excusant. C’est ma voisine de lit.

    Elle va être opérée  demain de la cataracte .

    Son accent me renseigne sur ses origines :

    - vous êtes espagnole ?

    - je suis de Madrid.

    - et moi de Barcelone.

    Elle est triste, je ne peux m’empêcher de lui demander ce qui la fait souffrir.

    -J’ai laissé mon mari à l’hôpital, et je ne sais comment il va s’en sortir sans moi.

    Intempestive une infirmière fait irruption dans la chambre :

    - allez je bien vous préparer pour demain, mais que vous arrive-t-il ?

    Un flot de larmes pour toute réponse, le regard interrogateur de l’infirmière se pose sur moi,.

    - elle est angoissée en pensant à son mari qui est très mal , elle ne sait pas comment elle va le retrouver à sa sortie .

    Les paroles réconfortantes n’ont pas trop de prise sur cette pauvre femme.

    Il va falloir que je trouve un sujet de conversation pour la détourner de ses pensées.

    - Il y a longtemps que vous êtes en France ,

    - Nous sommes arrivés en 49, j’étais jeune mariée et enceinte de 3 mois, mon mari était républicain et nous avons du fuir l’Espagne.

    - Nous nous sommes arrivés en 1954, nous étions aussi des réfugiés.

    Les larmes se sont taries, ouf continuons la conversation.

    - Vous habitiez  à Avignon ?

    - Une vieille femme nous a recueilli dans une toute petite pièce dans une ferme aux portes d’Avignon, c’était la « villa Thérèse »…. Une sorgue longeait la voie ferrée. Mon fils est né dans cette maison.

    - Villa Thérèse ! C’était chemin de la Roquette, nous y avons vécu à notre arrivée, mes parents par la suite ont acheté cette maison. Nous avonshabité toutes les deux dans la même maison ,  ma soeur est née dans la même chambre que votre fils !

    - Tu es la fille de Ramona et Manuel, ils me vendaient des volailles, tous les samedis matin ton père m’apportait une volaille plumée et prête à cuire, un régal.

    Tu te souviens de Manola la pétillante andalouse mariée à un sacristain, Rufina y Herminio, los « carboneros » ! Il y avait une solidarité entre nous .

    Voilà une petite question pour faire diversion, et nous faisons un bon de 50 ans en arrière……

    Comment vous dire l’émotion, le bonheur de parler de ces années passées.

    Lorsque je suis partie le lendemain, elle m’a embrassée en me disant :

    - Surtout embrasse tes parents de la part d’Incarnation, tu leurs diras que je pense souvent à eux et à toutes ces années, nous n’étions pas riches mais nous étions HEUREUX !