13/08/2007
Elle résiste.
Mon orbéopsis est bien malade, je pense l'avoir trop généreusement arrosé, la plante étant énorme les racines ont pourri...... J'avais par chance fait des boutures.
17:05 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26/07/2007
Je participe !
19:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22/07/2007
Nous sommes envahis.....
Ne vous affolés pas ceux ne sont pas les extras terrestres......
C
09:24 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11/07/2007
Une petite ballade dans mon jardin.
22:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10/07/2007
Douceur !
19:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08/07/2007
Notre grenouille de garde .
Elle est là depuis le printemps 2006, c'est Emma et Sam qui un dimanche soir sont arrivés avec un bocal dans lequel ils avaient mis 4 toutes petites grenouilles.
Notre bassin les a accuilli, mais voilà deux sont aller voir ailleurs si les moustiques étaient plus nombreux !
Il en reste deux, il est rare qu'elles se laissent prendre en photo ensemble.
13:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05/07/2007
Joyeux Anniversaire Morgan.
09:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
30/06/2007
C'est les vacances.
12:15 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23/06/2007
Souvenirs de grandes vacances.
Comme la plupart des habitants du quartier, faute de voiture, nous passions les vacances à la maison. Les parents qui auraient pu nous accueillir étaient en Espagne. Nous avons attendu 1966 pour y retourner.
L’air de la Roquette n’était pas pollué, nos jardins étaient verts et en pleine production, l’eau y coulait fraîche à la pompe, au canal nous aurions aimé nous baigner mais ma mère veillait.
Nous avions la santé et bon appétit. Nous manquions d’activités récréatives tout au long de ces deux mois et demi de vacances.
Cet été de 1960, une attraction est annoncée.
Le tour de France, passera sur la route de Lyon à 150 mètres de la maison.
Nous avons donc suivi sur la carte de France et à la radio les arrivées d’étapes depuis le départ de Lille dans le Nord, vers Bruxelles.
Malo -Les- Bains accueillait la course le troisième jours.
La coqueluche des Français, Jacques Anquetil, cette année là était absent. Un jeune champion, Roger Rivière, était son remplaçant en équipe de France.
Passé le massif Central, il était quasi certain de rentrer à Paris avec le maillot jaune, le contexte de la course ne pouvait que l’avantager dans la fraction finale.
Quatorzième étape, Millau - Avignon, la radio annonçait un drame dans la course, dans les lacets des Gorges du Tarn, Roger Rivière dérapait dans un virage et disparaissait dans un ravin du col du Perret.
Consternation, on le cru mort. Un tapis de feuilles et de lianes avaient amorti un peu la chute et c’est un Roger Rivière brisé que l’on transporta en toute hâte vers l’hôpital de Montpellier, avec une double fracture de la colonne vertébrale qui mit fin à sa carrière prometteuse.
La victoire d’étape sur les allées de l’Oulle était remportée par un Edouard Delberghe devant notre Darrigade adoré.
Le lendemain, l’émotion était vive, la tension était montées à son apogée et les copines sont venues longtemps avant l’heure nous chercher, pour aller enfin assister à un "sacret spectacle".
Ramona et sa tribue se sont installées dans l’herbe sèche du fossé de la nationale 7, à l’ombre des platanes.
Deux motards de la Gendarmerie Nationale à grands coups de sifflet annonçaient l’arrivée des fourgons publicitaires, des flonflons d’ accordéon, de l’énorme bonhomme Michelin, de la voiture Poulain qui nous lançait des barres de chocolat, des mouches géantes mortes les pattes en l’air terrassées par la bombe tue mouches truc machin chose, la distribution des journaux de l’Humanité, des chapeaux en papier, je recevais mon premier Pif le Chien sur le nez, et, plus rien le calme plat.
Tout le monde était bouche bée, les yeux écarquillés en direction des remparts d'où le départ était donné.
Une escadrille de motards, les bras en croix, debouts sur leurs motos BMW ultra silencieuses, est passée devant la foule médusée. J’avais mal aux mains d’applaudir. Puis plus rien à nouveau.
Des coups de sifflet stridents nous ont fait sursauter et reculer encore. Les mères agrippaient leurs gamins.
Le peloton multicolore des coureurs bronzés, rasés et tout propres passait devant nous assez lentement, parce que le vrai départ se faisait à trois km après Le Pontet.
Le temps de faire ouf et de repérer vaguement les couleurs de l’équipe de France nos chouchous, pas celle du maillot jaune, et plus rien.
A si : un fourgon avec un balai accroché, la voiture balai.
Nous pouvions rentrer chez nous avec ce souvenir, y a plus rien à voir
17:42 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21/06/2007
Allez en paix ma fille !
Deux petits mots sur notre éducation religieuse.
Notre père laissa carte blanche à Ramona pour notre éducation religieuse.
Dès notre inscription à l’école communale, les dames patronnesses recrutaient les nouvelles écolières .
Tous les jours, à la cantine de la communale, avait lieu deux services :
Le premier pour les enfants qui allaient au catéchisme et le 2ème pour les autres.
Nous faisions partie du 1er service ma sœur et moi, après le repas, nous quittions l’école pour aller suivre le cours de catéchisme à l’église voisine.
Cet enseignement reposait sur l’histoire de Jésus et de la bible façon :
« menace du purgatoire, lieu où il fallait expier les fautes pour mériter d’aller au ciel, et, de l’enfer avec ces diables effrayants et les grandes flammes qui allaient nous engloutir. »
Les « bons » étaient les évangélistes qui au péril de leurs vies allaient porter ( le baptême en priorité) la parole de l’église avant celle du Christ, chez les « sauvages ».
La messe étant en latin, inutile de vous dire que nous répondions aux psaumes sans trop savoir ce que nous racontions.
Le curé était un homme au visage sanguin, couperosé, grand, fort, avec des battoirs à la place des mains.
La longue soutane noire le faisait paraître encore plus terrifiant.
Peu de chose le faisait sourire.
Le vendredi après l’école, nous nous rendions à l’église pour confesser nos péchés. Nous attendions notre tour en nous chuchotant des tuyaux sur le genre de fautes à avouer.
Une fois agenouillée dans le petit réduit sombre, le bruit sec du judas me faisait sursauter. Au travers de la jalousie, je devinais la grosse figure rougeaude où brillaient les lorgnons.
J’ en oubliais immédiatement les fautes imaginaires pensées à l’avance .
Il me remettait sur la voie en chuchotant deux ou trois péchés véniels :
« Je me suis disputée avec ma sœur et mon frère
- Je suis gourmande. ( alors que nous n’aimions pas les sucreries)
- J’ ai menti ( puisque j’ ai avoué une faute imaginaire)
- J’ ai eu des mauvaises pensées ( puisque je pense que ce supplice
m’ennuie)…
Garder son frère, donner à manger aux bêtes, ramasser les haricots, mettre la table, faire le vaisselle, nos lits, balayer, frotter le parterre, trouver le temps de faire les devoirs et apprendre les leçons, pensez-vous que nous trouvions le temps de faire des péchés ?
Et l’autre qui revenait à la charge :
« Des mauvaises pensées ? Tu peux préciser……
« Ben, des fois je me demande ce que j’ai pu faire au bon dieu, pour qu’il me donne autant de travail, si peu d’argent à mes parents, et pourquoi il m’a fait quitter le bord de mer où j’étais si heureuse….
Je comprenais qu’il devait tout savoir de nous, de nos parents, de nos enseignants à la communale…
« Récite avec moi le je confesse à dieu , mon dieu pardonnez ….
Puis, il me libérait en me donnant une pénitence contre l’ absolution de mes péchés : des je vous salut Marie et des notre père , à réciter devant la porte du confessionnal , pour avoir les yeux sur les resquilleurs….
Nos jeudis, nos samedis et dimanches étaient consacrés aux patronages,
aux messes, aux kermesses.
Pour ma mère c’était rassurant de nous savoir occupées.
Notre père avait d’autres chats à fouetter que de s’informer de ces « distractions ».
A Pâques, nous étrennions ; une nouvelle robe, des sandalettes blanches.
Durant la période du mois de « Marie » , en mai, on nous confiait la garde d’ une statue bénie, de la vierge Marie en plâtre. Elle circulait de famille en famille, moyennant quelques francs. De ce fait nos maisons recevaient la protection divine pour l’année. A défaut, une mère enceinte.
Chez nous nous la cachions dans notre chambre , mieux valait éviter
d’avoir à donner des explications à notre père sur le sujet.
Puis, venait la remise de l’enveloppe « denier du culte ».
Ramona, le porte monnaie vide et l’ardoise chez l’épicier pleine, oubliait de détourner vers la paroisse la sueur du labeur de Manuel et se faisait rappeler à l’ordre .
Nos voisins, l’ont rassurée , en souriant l’ont informée sur les façons de faire de ce curé surnommé « harpagon ».
« Chef Sylvie » la femme à tout faire à la sacristie avait la responsabilité des bigotes et des filles du patronage.
Elle provoquait les « vocations » parmi nous. Il n’était question que d’histoires de magnifiques jeunes filles qui trouvaient un « Amour » immense dans le Christ, elles rayonnaient d’une beauté sans égal dans leurs habits de religieuses, autour d’elles que joie et miséricorde !
Et nous nous écoutions bouche bée.
Une souscription fut lancée pour faire ériger une grotte en béton copie de celle de Lourdes . La moitié de notre terrain de jeu fut occupé par ‘’l‘oeuvre’’, qui est toujours en place à ce jour.
Notre grand sujet de conversation entre filles était la robe de communiante.
Des robes qui ressemblaient à celles des mariées, nous faisaient rêver.
Cette année la, le clergé décréta que les toilettes des filles devaient être sobres. Les communions se feraient en aubes blanches, strictes et sans artifices.
Quelle déception pour nous les filles. Il en fut de même pour les garçons, pas question de costumes, eux aussi porteraient l’aube, ils avaient la possibilité de la louer au curé !
Et puis il fallait aussi lui acheter cher, un gros cierge, qu’on rendait après
l’avoir allumer deux fois .
Ce fut une belle journée que celle de ma communion, parce que nous avions invité toute la famille et tous les amis, pour faire une fête.
Mon père n’a pas assisté à la messe ni aux processions à la grotte…
A l’école, la directrice désireuse de nous orienter vers la 6eme ou le certificat d’étude, nous a demandé :
-« Quel métier désireriez-vous faire plus tard ?
J’ai répondu « religieuse », parce que M le curé venait de me donner, en grand secret une belle image représentant le bon dieu et une religieuse s‘engageant dans les ordres.
Je pensais être la seule appelée du quartier !
La Directrice de l’école, qui avait de bonnes relations avec mes parents, les convoqua .
Elle leur conseilla de nous inscrire aux Eclaireurs de France, mouvement de scouts laïque. Ce qu’il firent.
Apprenant cette inscription, le curé convoqua à son tour mes parents :
- « Je ne vous ai jamais vu à l’office le dimanche, attaqua-t-il….
Mon père:
- « Le seigneur n’a-t-il pas dit lui même à Marie-Madeleine, l’obligation passe avant la dévotion ? Mes obligations sont nombreuses… Pour faire manger la famille il me faut une partie de mes nuits , les dimanches et jours fériés.
- « J’ai appris que vous avez inscrit vos filles dans une organisation laïque. Vous auriez pu choisir les « Jeannettes », je vous avertis, si vous ne changez pas d’idée, la petite Joséphine ne fera pas sa communion chez nous. »
- « Bien, alors, elle choisira d’elle même… rétorqua ma mère.
Le choix était délicat pour Jo, d’une part renoncer aux cadeaux et à une fête. De l’autre découvrir de nouveaux horizons qui allaient nous éloigner de notre quotidien.
Pour l’aider à se décider il fut promis à Jo de lui faire une fête.
C’en était fini des messes, des confessions et des menaces d’aller en enfer !
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